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January 08
Ma visite chez Paul-Edouard
Rigueur et Observation en Petite Camargue
Le Cailar : un village Gardois de Petite Camargue, au milieu des marais, entre Vistre et Rhôny, le village aux trois clochers, dit-on, où il fait bon vivre, c'est vrai. La qualité de vie y est telle qu'il n'est pas encore trouvé cet autre village qui vous offrirait pareillement tout ce qu'on y trouve d'ambiance, de calme et de traditions, à commencer par sa fête votive invariablement calée entre les deux premiers dimanche d'août et tant prisée de tous les amateurs de ces fameuses traditions camarguaises avec ses costumes, ses danses et ses coutumes.
Quand on se rend chez Paul-Edouard, on veut tout d'abord y rencontrer le colombophile, alors, on cherche le colombier et il vous le montre là, presque caché dans cet ancien abri pour chevaux, au bord d'un étang d'ornement où évolue majestueusement un couple de cygnes au milieu d'un espace naturel reconstitué de façon typiquement sauvage.
Lorsqu'on entre dans le colombier, ce qui frappe au premier abord, c'est l'organisation des lieux : rigueur et observation, c’est effectivement ce qui en ressort. A l'évidence, rien n’est laissé au hasard, depuis le simple n° de la case, jusqu'à ce "cache" qui laisse s'installer une demi obscurité dans la case du couple reproducteur et qui sert en même temps à reporter les matricules des occupants.
Un "cache" devant chaque case
A l’origine de cet attachement aux pigeons, une grand-mère paternelle fine cuisinière qui lui offre son premier couple de reproducteurs, des carneaux. Mais le rythme de reproduction de cette race dévolue aux fins gourmets ne satisfait pas pleinement le collégien qu'il est. Alors, il les croise avec des « voyageurs », pour voir, car il avait entendu dire que question productivité, c'était le top. Alors, pensez donc : un pigeon aux qualités gustatives remarquables croisé avec un producteur hors pair, çà devait le faire... C’était il y a environ cinquante ans, en Picardie.
Un ancien abri de chevaux
A la faveur d’un déménagement dans le midi, et de la rencontre fortuite de Marcel KURSAWA, un colombophile chevronné du village voisin, il se fait offrir une souche bien connue dans le milieu. Une visite dans une exposition avicole régionale fera le reste et Manuel et José finiront de le convaincre de les rejoindre au sein de leur société colombophile.
Après trente années d'activité professionnelle dans un secteur paramédical très sollicité, notre ami goûte une retraite bien méritée, partagée entre la colombophilie et des fonctions d'arbitre national pour une importante Fédération sportive. Autant dire qu'en matière de rigueur et d'équité, on est à bonne école chez lui. Et ce n'est rien de le dire car dans les faits, il n'est que de le connaître pour qu'il vous fasse partager ses connaissances sans compter et avec toute la passion qui l'anime. Avide de connaissances, ses recherches sont permanentes. A peine a-t-il décodé tel ou tel difficulté qu'il vous en fait profiter avec ce sens inné de la pédagogie que nul ne saurait lui dénier. Transmettre son savoir serait en quelque sorte son devoir. Reconnaissons-lui toutefois que tout ceci se fait aussi tout naturellement, sans aucune prétention d'aucune sorte.
Depuis quatre ans maintenant, les choses se sont davantage précisées et de sa sélection, ce ne sont pas moins de 24 couples de reproducteurs qui constituent sa mise de base. Maurice, Manuel, José, Marcel, Laurent, Antoine et Luis en fourniront les éléments de départ avec le don de quelques couples dont les origines font rêver.
Sortie côté jardin...
Ensuite, une bonne connaissance des principes fondamentaux de la transmission de certains caractères génétiques, quelques études spécifiques dans le domaine et les précieux conseils de Bernard, un autre non moins colombophile averti et excellent connaisseur de principes élémentaires d’élevage et de choix des capacités de nos athlètes préférés, tous ces critères réunis serviront au final à la mise en place d’une colonie rigoureusement constituée à force d’observations scrupuleuses.
Au total ce sont :
- 24 couples de reproducteurs, répartis dans deux colombiers de 12 couples chacun, accouplés suivant les besoins du moment et le programme envisagé : 12 couples demeurent en volière et 12 autres goûtent les concours sur position,
- 12 veufs qui ont déjà fait leurs preuves mais au naturel sur une première saison sportive et qui devront confirmer dans l’avenir,
- 40 femelles élevées et entraînées au naturel,
- 40 mâles élevés et entraînés dans les mêmes conditions.
« De quoi faire ! », diront certains. Nous verrons bien…
D'un côté, 40 mâles élevés et entraînés au naturel
A l’intérieur des cinq colombiers (un ancien abri de cheval reconverti et judicieusement aménagé), intégrant les réserves de mélanges spécifiques adaptés aux programmes des engagements prévus. Chaque couple de reproducteur et chaque veuf y dispose de son double casier maintenu volontairement dans la pénombre. Pour les autres, des petites cases suffisent, scrupuleusement nettoyées pendant les volées journalières, maintenues en toutes saisons, y compris en période de chasse. Au sol, un caillebotis métallique, permettant aussi et sans risque le bain bi-hebdomadaire, garantit dans chaque colombier une propreté sans faille. Les abreuvoirs sont tous automatisés, assurant également une eau toujours propre et facile d’accès pour d’éventuels traitements.
Le colombier des veufs
Côté gestion du colombier, rien n’est laissé au hasard : un logiciel de gestion assure un suivi informatisé individuel de chaque pigeon : ses ascendants, ses accouplements, sa filiation, les soins journaliers et le suivi sanitaire sont scrupuleusement enregistrés au jour le jour, permettant à tout moment d’assurer une traçabilité de toute la population du colombier.
238170/06 La VERGEZOISE 1ère NARBONNE
Côté sanitaire en particulier, rien de bien sorcier… L’observation est la maîtresse des lieux. Le suivi vétérinaire est permanent. Les conseils avertis sont toujours les bienvenus, mais « l’a peu près » n’est pas toléré. Et la première défaillance ne souffre aucune exception. Ne sont préservés que les meilleurs sujets. Le reste finira en excellents pâtés que Maria et Manuel aident à confectionner… et à goûter aussi.
Côté résultats, le lien internet établit avec le site des résultats de la 15ème région colombophile parle de lui-même. Point besoin de commentaires. Chacun y trouvera son compte…, même si…
Mais une autre saison sportive s’annonce, et nous verrons bien…
August 28
Ma visite chez Pierrette et Francis
« Point avant de la Ligne de l’Ouest »
Tout à côté de Montpellier, entre le Bérange à l’est et la Cadoule à l’ouest, on découvre le village de Sussargues, l’un de ces villages où il fait bon vivre tout entouré qu’il est de vignes, d'anciennes carrières de pierre et de garrigues !
Sussargues est classé village fleuri, son environnement et les nombreux chemins qui traversent vignes et garrigues font aussi l'attrait de Sussargues pour ceux qui veulent un temps s'éloigner des bruits de la ville...
C’est là, précisément que Pierrette et Francis se sont installés depuis de nombreuses années. Si la première est encore en activité dans le monde de l’éducation, le second y goûte une paisible retraite d’agent de police municipale.
Leur passion commune ? Devinez plutôt :

A l’arrière de leur coquette villa, dans un espace où tout est logiquement pensé, deux colombiers abritent une colonie de choix de pigeons voyageurs tous issus, pour l’essentiel, de la reprise du colombier d’un ancien colombophile de la région, celui de Marcel KURSAWA de Marsillargues, un de ces pratiquants particulièrement avisés qu’on ne quitte pas sans avoir enregistré les précieux conseils.
Ces conseils, Pierrette et Francis les ont scrupuleusement mis en pratique (et avec quel succès !) dans l’aménagement de leurs colombiers à qui ils consacrent l’essentiel de leurs temps libres (après les petits enfants bien sûr !).

Le jeu des pigeons voyageurs, tous les deux le pratiquent avec ce qu’on pourrait appeler « une approche réfléchie et tout particulièrement mûrie » de la colombophilie dans tout ce qu’elle contient de rigueur, de sagesse et d’observation de tous les instants.
L’aménagement des colombiers est d’une simplicité remarquable : quelques cases de reproducteurs, à l’abri des regards dérangeants où les couples évoluent au naturel, quelques perchoirs pour les jeunes et les yearlings, du gravier au sol impeccablement tenu, des abreuvoirs exempts de souillures et le regard averti de deux passionnés qui engrangent les prix sur leurs engagements dans les concours de la façon dont on peut s’y attendre en toute logique, au moins pour les pigeons de plus d’un an : par principe, les jeunes de l’année ne sont pas joués. Peut-être dans un avenir plus ou moins proche ? Qui sait ?
Pour le moment chacun s’en tient aux expériences qui constituent leurs succès dans les meilleurs concours du Groupement Marcel Dacquet et au sein de la 15ème Région.
A l’aile Saint Gilloise qui reste leur Société d’affiliation à la Fédération Colombophile Française, ils y occupent respectivement les places de trésorier et de secrétaire.
Et puis il faut bien l’ajouter, la colombophilie ne se décline pas sans convivialité et là, Pierrette et Francis sont bien « experts ».
Qui n’a pas apprécié les petites douceurs pâtissières accompagnées du « petit noir » que la première prépare pour les jours de dépouillement des concours au local de l’Aile Saint Gilloise ?
Qui n’a pas goûté avec délice cette excellente paëlla que tous deux vous préparent avec le cœur de l’amitié chaque fois que l’occasion se présente de rassembler chez eux les membres de leur Société Colombophile ?
Allez !, Disons-le : on apprécie l’accueil amical de tous les instants, le sérieux dans la préparation des concours et… l’attachement au sport colombophile. Merci à tous les deux pour l’ambiance que vous imprimez dans la Société Colombophile de l’Aile Saint Gilloise. February 28 Il faut que jeunesse se passe...
Ainsi commence une passion !
Au tout début, un papa colombophile averti et une maman soucieuse du plaisr de son fils font connaissance du Président de l'Aile Saint Gilloise.
Il n'en fallait pas davantage pour convaincre le jeune Dorian. Et depuis, les "bons plans" ne font que se succéder.
Le local ? Difficile à trouver quand on habite un petit logement en ville... Mais il y a, comme on dit ici, "une campagne", à quelques quatre vingts kilomètres du domicile familial, et là bas, tout l'espace voulu, sous les toits, pour faire évoluer la colonie.
Une bonne destination aussi pour les virées familiales dominicales.
Bientôt trente ans d'expérience colombophile pour le papa et deux années pour le fiston auront raison de cette nouvelle passion que partage aussi la maman qui s'inscrit pour son fils auprès de l'association locale.
La sympathie de l'un, le désir d'apprendre du second et l'accord tacite de la troisième suffisent à convaincre les membres du club à enchérir sur les pigeons revenus l'an passé du derby de Béziers pour les offrir ensuite au jeune Dorian.
José, Manuel, Claude et Paul-Edouard feront le reste.
S'ajouteront aussi à la colonie débutante quelques unités issues de la sélection paternelle sur des voyageurs belges Grison et voilà le jeune Dorian tout prêt à se mesurer aux meilleurs parmi les membres de l'Aile Saint Gilloise.
Passionné il est.
Passionné il reste.
Tout prêt aussi à en remontrer aux plus anciens, qu'on se le dise !
Mais réceptif encore - et c'est heureux - aux leçons de ceux qui détiennent l'expérience qu'on apprend parfois, dit-on encore, sur les bancs de l'école !
Dorian, écoute l'ancien, s'il était là, à côté de toi, il te dirait :
"Dépêche-toi d'apprendre et de grandir, graine de champion !"
February 13 Le Colombier de Claude
Un bon hôtel ***
pour Pigeons Voyageurs, en pleine garrigue
Lorsque vous arrivez chez Claude, l'environnement ne permet pas d'imaginer qu'on puisse, là précisément, se livrer à l'élevage du pigeon voyageur et même risquer un quelconque engagement dans un concours : tout à côté, ce ne sont que pins parasol d'une hauteur, disons-le, plus que respectable, tous implantés à flanc de colline. C'est vrai, c'est à se demander comment un volatile peut se repérer au milieu d'une telle forêt.
Le cadre est magnifique et, précisons-le tout de suite, histoire de lever le doute, juste au dessus, c'est libre champ et pleine vue sur toute l'étendue de la Vaunage.
Là, on comprend mieux ! On comprend surtout mieux les résultats obtenus en un rien de temps par ce "jeune" colombophile, quasi "jeune" retraité, encore "jeune" marié.
Voilà seulement quatre ans, depuis 2004, qu'il s'adonne à son sport colombophile, et les résultats obtenus ici et là, dans les différents concours organisés sur la région, sont pour le moins éloquents.
Il faut dire que les soins apportés au colombier par son propriétaire ne sont pas négligeables. Chacun y trouve sa place et l'organisation de la colonie est sans faille.
Ici, ce sont les mâles, là les femelles, là encore les jeunes, et plus loin, les reproducteurs, bien séparés de tous.
Les origines de la colonie sont similaires à celles de nos amis membres de l'Aile Saint Gilloise : des dons de copains colombophiles. Qu'ils se nomment Maurice, José, Francis, Manuel, tous et d'autres encore, ont contribué largement à l'installation de Claude et au peuplement de sa colonie.
Là comme ailleurs, la bande de copains à bien répondu "présent". Quant à Claude, il a su, à sa façon, toujours renvoyer l'ascenseur, en étant présent sur toutes les expositions, en aidant aussi à l'informatique du Club, en apportant les informations utiles là où elles sont sollicitées, bref, en se montrant comme on dit, "comme il faut quand il faut".
Le petit plus de cet amateur avisé : son infirmerie, peinte de la couleur qui convient, bien sûr, qui sert tantôt à surveiller tel ou tel pensionnaire, tantôt à le soigner, et là, il faut bien dire que la femme de Claude a bien son mot à dire dans le suivi "thérapeutique" de toute cette colonie. Disons qu'il manque peut-être une "petite" croix rouge sur la façade de notre infirmerie, histoire de bien repérer les lieux..., juste au dessus des deux portes grillagées. Allez, y a bien la place de l'y mettre !
Le résultat de tout çà, c'est simplement la reconnaissance de chacun des membres de l'Aile Saint Gilloise et le caractère convivial qui est tout naturel chez Claude, son épouse et aussi chez chacun d'entre eux lorsqu'il s'agit de se retrouver pour organiser ici ou là un "lâcher" de pigeons voyageurs à l'occasion de telle ou telle manifestation.
February 04 A Saint Gilles, qui ne connaît pas José ?
Un passionné de colombophilie,
Le Président de l'Aile Saint Gilloise,
Un Grand Père comblé,
José, c'est tout cela en même temps... Et pour ceux qui le connaissent, c'est bien plus encore !
En 1992, c'est dans une remise de ferme qu'il élève ses premiers pigeons, de simples pigeons de ville, de ceux-là que les colombophiles n'aiment pas trop, tant ils sont porteurs de tout ce que nous ne voulons pas dans nos colombiers. Le Président de l'Aile Saint Gilloise de l'époque le décide à modifier son colombier, à le rationaliser pour l'élevage du Pigeon Voyageur. Et c'est alors le début d'une véritable passion, "dévorante".
Il suffit de renconter José dans une exposition pour s'en convaincre. Et si vous n'en ressortez pas vous-même nouveau colombophile, c'est à n'y rien comprendre. Transmettre sa passion aux autres, jeunes et moins jeunes, José s'en est fait un véritable devoir. D'ailleurs Maël, le petit fils en est le premier témoin ! Et puis si vous le lui demandez, il vous explique tout, la preuve : "Graine de colombophile, si tu ne le deviens pas, je n'y comprends rien !"
Lorsque vous arrivez chez José, au premier coup d'oeil, vous vous demandez d'abord où il loge ses préférés. Et puis, en observant bien le site (en pleine ville de Saint Gilles) vous vous apercevez vite que dans un minimum d'espace, il y a "casé" un maximum de sujets, et pas des moindres car, des résultats, lui, il en affiche quelques-uns et pas des mauvais, soyez-en assurés !
A se demander comment il s'y prend :
- ses entraînements ? Il en parle peu !
- ses secrets d'élevage... ? Encore moins !
- Les origines de ses pigeons... ? Bien malin qui peut en dire un mot !
- Ses astuces (aérateur, mangeoires, salades...) ? Il vous les montre, c'est vrai, bien volontiers !
Car ce qui est sûr, le colombier de José, il est ouvert à tous, jugez-en vous-mêmes et si vous lui dites votre passion pour ses pensionnaires, peut-être aurez-vous la chance de repartir avec un ou deux couples de ces jeunes qu'il élève pour les mettre au concours, bien sûr, mais pour vous permettre de démarrer, vous aussi, cette même passion qui l'anime depuis des années et qui n'est pas prête de s'éteindre, soyez-en assurés !
January 21 Persévérance et obstination...
Deux maîtres mots chargés de sens pour Manuel et Maria son épouse.
C'est à l'âge de 12 ans que Manuel commence à s'intéresser à la colombophilie. A l'époque, il est tout jeune adolescent résidant encore au Portugal. On est alors en 1958. La passion du Pigeon Voyageur tiendra Manuel jusqu'en 1970. Sa vie familiale et professionnelle le conduit alors en France et ce n'est qu'en 1994 qu'il se donne les moyens d'adhérer à la Fédération Française de Colombophilie puis à l'AILE SAINT GILLOISE.
A la faveur d'une réinstallation, Manuel et Maria viennent de terminer l'implantation de leur nouveau colombier (le troisième...), tout au bord de la route des plages, au coeur de la Petite Camargue.
C'est sur le devant d'une haie de cyprès que deux colombiers sont implantés, au fond d'un jardin qui a toute les attentions de Maria. D'un côté, les reproducteurs bénéficient d'un local qui leur est entièrement dévolu. De l'autre, les pigeons destinés aux concours et les jeunes de l'année occupent un abri conçu de manière à assurer une entretien facile et fonctionnel (mâles d'un côté, femelles de l'autre et jeunes au milieu).
Des grilles métalliques surélevées sont disposées à environ 50 cm du sol. Elles permettent une évacuation rapide des déjections. Les casiers sont doubles pour les reproducteurs, simples pour les jeunes de l'année.
Au dehors, un petit bassin implanté à même le sol permet le bain journalier.
Au dedans, les casiers sont déjà largement occupés et les nichées sont nombreuses, toutes aussi belles les unes que les autres, préfigurant les premiers concours de la saison à venir. Les premiers jeunes de l'année sont déjà isolés et sevrés. Bientôt, ils commenceront les entraînements.
Au devant du colombier des reproducteurs, une petite volière permet aux pensionnaires d'évoluer sans risque en extérieur. Une teinture discrètement rosée est vaporisée sur l'intérieur des ailes, histoire de dissuader le chasseur vélléitaire qu'une besace vide pourrait tenter.
Amoureux de ses pigeons, Manuel l'est certainement. Les résultats dans les concours, il les a. Son obstination à faire aboutir sa passion pour la colombophilie en témoigne tous les jours. Chacun sait que l'élevage des Pigeons Voyageurs n'est pas chose facile. Une attention de tous les instants est exigée pour soi-même et pour son propre élevage.
Pourtant, aidé de son épouse Maria, Manuel ne s'en tient pas là. Soucieux de faire bénéficier le plus grand nombre de son expérience, il ne compte pas son temps pour rendre, ici ou là, le service attendu par tel ou tel ami colombophile, aidant celui-là à construire son colombier, offrant à tel autre les pigeons qui vont permettre de se lancer avec succès dans un petit élevage passionnant.
Tous ces efforts méritent bien évidemment récompense et c'est à juste titre qu'au cours de la "nuit des sportifs" de Saint Gilles, le 5 janvier dernier, l'AILE SAINT GILLOISE a fait citer Manuel à l'honneur pour ses innombrables services rendus à l'Association et à ses membres.
January 20 En plein coeur de Camargue, le colombier d'un passionné.
Dimanche quasi printanier pour notre visite chez Arthur et son épouse Josiane. Nous ne sommes pourtant qu'en Janvier et déjà, les premiers entraînements ont commencé.
Installés depuis ne nombreuses années en Camargue, tout près des Saintes Maries de la Mer, nos deux amis se sont passionnés pour le Pigeon Voyageur en adhérent depuis deux ans à l'AILE SAINT GILLOISE.
Au départ, c'est un ancien transformateur qui fait office de colombier, juste à l'entrée de leur jardin. Judicieusement reconverti et habilement habillé d'une végétation typiquement locale, ce petit transformateur electrique attire l'attention du passant qui s'arrête, intrigué par cette reconversion inhabituelle.
A l'intérieur, ce qui frappe au premier abord, c'est l'indiscutable propreté des lieux, témoignant d'un entretien régulier assuré par le propriétaire. Les nichoirs sont sobrement organisés. Les aliments délivrés avec parcimonie.
Tout à côté, ce sont deux petits colombiers qui ont été construits pour les sujets destinés aux concours. Là aussi, c'est l'état de propreté des lieux qui attire le premier coup d'oeil. Pas de case, mais des perchoirs individuels pour chacun des pensionnaires. Au sol, un système "maison" permet aux pigeons de disposer à tout moment d'une eau saine dans des petits contenairs rechargeables de l'extérieur : une solution économique ne nécessitant aucun investissement car entièrement fondée sur du matériel de récupération (deux bacs à glace et deux mini contenairs).
    
A deux pas de là, derrière un atelier mais dans un espace tout aussi organisé, douze couples de reproducteurs évoluent en toute indépendance, sans contact avec les sujets de concours. A l'origine, l'achat d'une souche belge et quelques dons assurés par Manuel, Laurent, José et Raymond, l'ami belge, ont permis à Arthur de se lancer et en deux ans, ce sont les premiers résultats qui commencent à s'engranger parmi les plus jeunes sujets.
Fidèle à la Colombophilie depuis de nombreuses années, Arthur s'est attaché une véritable pièce de musée avec un constateur vieux d'un demi siècle, et qui fonctionne toujours, sans défaillance.

A Pin Fourcat, au coeur de la Camargue, un passionné et son épouse s'adonnent à la Colombophilie et y consacrent le plus clair de leur temps de jeunes retraités, entre pêche et chasse, dans un milieu qui s'y prête on ne peut mieux, parfaitement dégagé, et où le pigeon voyageur peut évoluer en toute quiétude, loin des câbles de haute tension et des contraintes urbaines. Pour Arthur et Josiane, la vie parisienne, c'était il y a longtemps... L'air de la Camargue se respire ici à pleins poumons et, pas très loin de là, au moins pour le petit fils, le taureau est roi et le Pigeon Voyageur y tient toute sa place.
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